La légende d’Orson — Chapitre 2

Lire chapitre 1

À la cour du roi de France, Valentin devint un jeune homme d’une auguste beauté, il était de bonne éducation, avait d’élégantes manières et était curieux de connaissances. Il était aussi animé d’un courage noble et fier. La fille du roi Pépin, Églantine, en tomba amoureuse.

Le roi, bien qu’il eut deux fils Henri et Hauffroy, considéra Valentin comme l’un de ses enfants puisqu’il lui trouvait de hautes qualités et un esprit digne. Il fit de lui son chevalier le plus cher. Évidemment, ses deux héritiers légitimes développèrent une jalousie féroce et ne tardèrent pas à comploter.

Comme chacun à la cour, ils avaient entendu parler de cet homme ours indomptable et imbattable qui terrorisait tous les habitants de la forêt d’Orléans. Aucun chevalier n’avait réussi à le vaincre, car celui qu’on nommait Orson le sauvage avait une force surhumaine.

Henri et Hauffroy lancèrent un défi impossible à Valentin : aller vaincre ce monstre velu pour gagner la main de leur sœur Églantine. Le roi dit à Valentin d’ignorer les envieux, car il tenait à lui et ne voulait pas le voir périr dans ce combat inutile. Mais le courageux chevalier accepta d’aller affronter cet être mi-homme mi-bête, parce qu’il était mu par sa naturelle curiosité et certainement par le destin.

Il entra seul dans la forêt et grimpa en haut d’un arbre pour observer Orson avant de le combattre. Il le vit, grand, fort set effectivement poilu comme un ours, se diriger vers son cheval. Valentin eut peur qu’il fasse du mal à son destrier, mais au lieu de cela, il le caressa et le coiffa en faisant des grognements doux. À cet instant, le chevalier remarqua qu’il y avait de l’humanité dans cet être-là.

Pourtant, le cheval prit peur, se cabra et chercha à donner des coups de sabot à Orson qui réagit en essayant de mettre l’animal au sol. Valentin sauta au bas de l’arbre et sorti son épée en criant « laisse mon cheval en paix, affronte-moi ! » Commença alors un combat qui dura deux jours entiers.

Orson couru vers Valentin et le souleva comme un rien dans les airs, il lui donna des coups de griffes redoutables. Son frère essayait de le frapper sans réussir à lui faire mal. Le chevalier compris que la force ne serait pas utile contre la puissance de son adversaire, il sortit un petit couteau et parvint à le planter dans son flanc. Hurlant de douleur, Orson attrapa Valentin et lui enleva son armure. Il le frappa encore et encore. Ce dernier s’extirpa des pattes de l’homme ours pour l’attaquer de nouveau.

Le combat dura si longtemps, qu’à bout de souffle, Valentin dit à Orson : « Je ne veux ni te tuer ni mourir. Laisse-moi t’emmener à la cour et t’apprendre les bonnes manières, t’éduquer et te soigner. » En entendant le ton calme et serein de son frère, le sauvage plia les genoux et colla sa tête sur Valentin. Il venait d’être dompté.

Le chevalier tint sa promesse et retourna vainqueur vers le roi avec ce célèbre sauvage enchaîné derrière lui.

Le chapitre suivant nous montrera les maladresses d’Orson à la cour, et comment Valentin et lui allèrent affronter un géant. 

Lire chapitre 3 

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