Le clash des générations

S’il y a bien un sujet qui revient sans arrêt dans les discussions des jeunes parents, c’est le clash des générations ! Avoir un enfant, c’est se faire juger comme jamais et découvrir des prétextes d’opposition qu’on n’aurait pas pu imaginer. Comme si la montagne de responsabilités et de nouveautés n’était pas suffisante !

Parasiter l’instinct des jeunes parents

Loin d’aider les jeunes parents, critiquer leurs façons de faire les empêche d’écouter leur instinct. Pourtant, cet instinct est le manuel le plus important pour piloter ce nouveau navire. S’occuper d’un enfant c’est comme une danse à deux, il faut trouver une manière de suivre le rythme en écoutant et en s’adaptant à l’autre, en l’occurrence ici bébé, maman et papa. C’est un jeu de subtilités qui requiert une tranquillité d’esprit. S’il vous plait, ne nous l’ôtez pas !

Ajoutons à cela que ce dont bébé a besoin c’est de sentir que ses parents sont sereins, heureux, bien dans leurs baskets. Générer des tensions, des doutes et des émotions négatives n’est bon ni pour lui ni pour personne !

Les temps changent

J’imagine que les nouveaux grands-parents ont connu en leur temps tout ce stress induit par les jugements et les critiques de la part de leurs aînés. Ils se sont aussi confrontés aux anciennes mentalités vs les tendances actuelles. C’est toujours pareil, les méthodes changent encore et encore. Alors, pourquoi ne pas être meilleur que nos aînés ? Pourquoi ne pas se mettre à la place de nos enfants et ne pas leur faciliter les choses en acceptant qu’ils fassent leurs propres choix de pratiques et d’éducation ?

En pleurant sur le bord du lit, je regardais mon nouveau-né d’une semaine dans son berceau en me promettant de faire mieux lorsque son tour viendrait de porter son enfant. Faisons-nous cette promesse.

Intervenir/respecter les choix

Lorsque j’ai fait l’erreur d’acheter un trotteur à mon bébé, subtilement ma belle-mère m’a dit « il me semble avoir lu que ce n’est pas très bon pour les jambes ». Elle ne m’a pas obligée à ne pas l’utiliser, mais elle m’a ouvert une porte qui m’a permis de trouver de l’information à ce sujet. Je m’en suis débarrassée et mes recherches m’ont conduite à découvrir la motricité libre que j’ai appréciée et adaptée. C’était une manière d’intervenir à la fois pertinente et ouverte.

À contrario, bon nombre de proches s’imposent en manquant de respect aux choix et aux pratiques des jeunes parents. Soit en agissant dans leur dos, soit en adressant des reproches directs et acides. C’est une attitude intolérable puisqu’elle nuit à l’équilibre de la nouvelle petite famille, qu’elle impose des règles non désirées et que c’est une mauvaise habitude qui perturbera à long terme l’enfant (le mélange des ordres et contre-ordres/la décrédibilisation des parents…) !

Parent un jour, parent toujours !

Devenir grand-parent c’est toujours être le parent de son enfant. Parce qu’à ce moment où notre enfant devient papa/maman, il a toujours besoin de tout notre amour et notre bienveillance. C’est important de le rappeler, parce que beaucoup de nouveaux grands-parents reportent leur rôle de parent sur les petits-enfants, en négligeant leur rôle auprès de leurs propres enfants. Pourtant, il ne faut pas délaisser les pratiques affectueuses qui collent à notre fonction de parents. Surtout pas quand notre bébé connait à son tour, la joie d’avoir un bébé !

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